L' ADN s'effeuille aussi
Hélices génétiques,cailloux blancs,fuites,rencontres, passages,désirs,nostalgie, différence ....voyages ,arrêts sur images... "Au bout de mon âge qu'aurai-je trouvé ? "Vivre est un village où j'aime à rêver" (Ferrat)
287525
MES LIENS PREFERES
Mes autres blogs-space
Echange de liens
Consommer bio à liège
liegebio
Archive
12-04-2006
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... La téranga 3

je lis tous vos messages ...et vous me remplissez d'émotion.

Voilà si longtemps que je n'ai pas eu d'accès à mon blog, ni à aucun mail..., car, après le courant coupé , c'est internet qui est en panne presque tout le temps!

 

Merci , mon fiston chéri du si beau comm que tu m'as envoyé. Vraiment, il ne me semble pas que je mérite toutes ces qualités!!!

Il est vrai qu'on fait ce qu'on peut dansdes conditions difficiles.

C'est vrai qu'on donne un peu de bonheur, de réconfort et de dignité à ces mamans et à ces bébés qui viennent croiser notre route.

Mais les autres ???

 

Les étudiantes sont devenuees un peu comme nos filles, avec plein de richesses , de générosité et d'intelligence.

Je vis avec elles une vraie complicité...imaginez une  salle d'accouchement commune pour toutes les femmes ( entre 5 et 6)dans l'obscurité de la nuit, éclairée par une petite lampe de poche. Imaginez Flo et Mandy essayant de réconforter, d'examiner, d'accoucher avec les moyens du bord, récupérant dans un pagne un enfant par çi, dans un foulard un autre par là, serrant les mains des mères, suturant vaille que vaille...

Et moi au milieu de tout ça, fouillant dans mes poches pour trouver une brassière pour ce petit d'un kilo, cherchant une paire de gants propres, ou plus simplement un peu d'eau pour laver tout ce sang.

Il n'y a pas de bravoure à acceuillir un mort- né de 6 mois qui arrive par le siège, à na pas le laisser tomber dans la panne, comme les matrones nous le conseillent, mais à l'emballer, doucement dans un morceau d'étoffe.

Il n'y a pas de bravoure à prendre la maman dans mes bras, à l'écouter pleurer en sourdine , comme une petite fille, sur mon épaule.

Il n'y a pas de bravoure non plus, à nous entendre chanter, comme des sottes au milieu de cette absurde nuit, et d'entendre tout le monde s'y mettre en coeur avec nous, comme si, la musique atteignait nos âmes à l'unisson.

Voilà.

J'arrête pour ce soir, j'ai peur que mon post s'évanouisse, comme tant d'autres avant lui, dans une coupure quelconque.

Je vous embrasse...vous me manquez tellement.

 

 


Partager
12-04-2006, 21:02:18 Muffy

Commentaires (2)
 Page précédente Page suivante 
Home
Muffy, versions originales
ME JOINDRE ?

Juste un clic

Archive
Echange de liens
MONS Cellule emploi.
monscellulemploi
D'où venez-vous?

referer referrer referers referrers http_referer
287525