Il y a des gens que je n'aime pas . C'est clair, c'est simple. Mais j'ai toujours cru ne haïr vraiment personne. Et bien c'est faux! Sans chercher une seconde , il y a au moins un individu à qui je souhaite le pire, mais alors là du fonds du coeur! Y penser me met à la bouche l'eau enivrante d'une jouissance attendue, méritée, indescriptible. Un frisson d'horreur banal, à peine gêné, ondule doucement : frémissement, picotement presque sensuel. Il laisse au palais une touche d'amertume tel un voile de rosée légère qui présiderait au dernier matin du monde. Y penser me procure la pulsation altruiste qui appelle l'acte héroïque, humanitaire, sanitaire, social.... et désepérément personnel. Y penser ne soulage que ma nausée de le savoir encore vivant . Dire qu'un seul regard suffirait pour qu'il disparaisse.. Dire que justement, je ne lui décocherai pas |