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| 07-06-2005 |
A ma façon, je l'ai fait... |
Il est parfois des moments d'intensité ,des moments de receuillement, sans loi, sans foi, qui n'appartiennent qu'à l'instant créateur suspendu comme un fil d'émotion ,trait d'union entre deux rives sans retour: Un appel, une connivence,un souvenir captif, un grain de sable au creux de la main qui se met à briller tout seul ,comme un soleil. Mais c'est un soleil d'ailleurs, de la dimension contractée de la matière brute.
Peut-être écoutez-vous parfois le silence assourdissant des coeurs qui ne battent plus que dans vos veines , Peut-être avez-vous aussi envie d'entendre autre chose , comme un clapotis, un tintement, un murmure, un frôlement, un fol espoir...quelque chose de vivant ... Mais c'est le silence pulsatile des coeurs qui ne battent plus que dans vos veines, des coeurs qui se dilatent dans le vôtre jusqu'à l'étouffement La mort emporte ceux qu'on aime, la mort injuste, La mort nous emporte tous un jour, la mort avide. Sur son passage,tellement de place, de vide ravagé, de foi inutile, Car, Elle n'est ni l'oubli, ni l'amertume, elle n'a pas le bagage du temps ou le souci des larmes, elle ne porte que l'absence, un long cadeau d'éternité... Et elle achète, et elle prend et elle ne fait pas mal et elle scelle notre tendresse et elle nous offre Dieu et elle emporte notre sourire et elle efface notre joie et elle creuse un grand silence par delà les jours heureux... Et, elle garde dans la bouche le goût amer de l'impossible. Et les mains pleurent les joues humides, et les mains se laissent tomber au bout des bras... Et, elle réfléchit l'image au miroir de la vie. Et, elle n'est que l'ABSENCE, l'amour figé qui nous escorte, irréversiblement...
Mais si vous écoutez parfois le silence assourdissant des coeurs qui ne battent plus que dans vos veines , si vous avez aussi envie d'entendre autre chose , comme un clapotis, un tintement, un murmure, un frôlement...quelque chose de vivant ... Ouvrez la porte de l'espace à tout ce qui fait si mal , si serré en dedans: "A l'envers des nuages il y a toujours un ciel " (Mûhammad Al-Faytûry).
Papa, maman, Nanou ma petite soeur, Vous me manquez !!! le temps n'efface que la peine mais il ne change pas l'amour. Lo mon ptibout , je reste près de toi,avec foi et confiance sur ton chemin difficile,et je t'aime de chacune de mes fibres de maman. Toi aussi je t'aime mon Titou, si seulement tu savais combien ...si on pouvait s'arrêter pour se le dire plus souvent...
Et toi ma douce Kaya, qui supporte mes extravagances, mes réalités décalées,mes angoisses de mère juive, je t'aime pour ton sourire de connivence , pour le quotidien d'une vie de tendresse à partager sans honte au féminin pluriel . Pour prendre un peu de ta douleur Emi......tout simplement, je t'aime
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07-06-2005, 01:46:09 Muffy
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